Au Japon, offrir est un art : l’objet compte autant que la manière de le donner. Nos idées de cadeaux japonais suivent une règle, le choix du beau : une matière, un décor, la main qui a fait la pièce. Théières, bols, vases, bouilloires en fonte et laques viennent d’ateliers que nous nommons, souvent dans leur coffret de bois, et arrivent chez vous ou chez la personne à qui vous les destinez, transport et droits de douane compris.
Un cadeau japonais raffiné n’est pas forcément le plus orné. C’est celui dont on peut dire d’où il vient, qui l’a fait et ce qui le rend beau : une théière de Tokoname tournée par un artisan certifié, un bol de Bizen cuit au bois de pin, une assiette de Kutani peinte à la main. Voici nos sélections par destinataire, par occasion et par budget ; chaque fiche renvoie à la page de son atelier.
Pour un amateur ou une amatrice de thé
Le thé vert japonais se prépare dans une kyusu, une théière à poignée latérale que l’on tient d’une main, et l’eau se fait chauffer dans une bouilloire en fonte qui l’adoucit. Ce sont les deux objets qu’un amateur de thé a chaque jour sous les yeux. Notre sélection complète est sur la page cadeaux pour un amateur de thé.
La théière tenmoku de Shōryū
Une kyusu ronde couverte d’une glaçure tenmoku qu’Umehara Shōji, dit Shōryū, a mise au point et qu’aucun autre atelier ne reproduit. Légère en main, bec qui verse net, couvercle « miyabi » : la théière de maître pour quelqu’un qui prépare son thé chaque jour. Voir la pièce (489 €).
La kyusu « algues » de Gyokkō II
Basse et large, au format d’une seule tasse, marquée d’algues brûlées à la cuisson qui laissent chacune une trace différente. Pour les sencha à grandes feuilles, et pour un thé que l’on prend seul. Signée du deuxième Gyokkō, artisan traditionnel certifié. Voir la pièce (199 €).
La bouilloire « arare » de la fonderie Oiharu
Le modèle classique de la fonte de Nambu : picots réguliers, col resserré qui garde la chaleur, intérieur sans émail ni peinture, et compatible induction. L’eau qui y bout est plus ronde en bouche. Par la fonderie Oiharu. Voir la pièce (339 €).
Pour un amateur de saké
Le service « Ryū » de Konishi Tōzō
Une carafe et ses coupes en grès de Bizen, sans émail ni pinceau : les lignes rouge-orangé sont laissées par la paille de riz dont la pièce est enveloppée avant la cuisson. Pour le saké chaud comme pour le saké frais, un objet qui se fonce et se lustre à l’usage. Par Konishi Tōzō. Voir la pièce (389 €).
La coupe « Voie lactée » du four Shin’emon
Un ciel étoilé au fond d’une coupe : le noir profond du tenmoku semé de cristaux nés au feu, une glaçure que le four Shin’emon, à Arita, a apprivoisée. Livrée dans son coffret de bois, c’est le petit cadeau qui fait grand effet. Voir la pièce (199 €).
Pour une crémaillère
Au Japon, un vase reçoit une fleur, rarement un bouquet. C’est ce qui en fait un cadeau de crémaillère juste : il prend place dans la maison sans rien imposer.
Le petit vase « navet » de Horie Satsuki
Une panse ronde, un col court, la terre de Bizen cuite sans décor ni glaçure : ce sont les flammes du bois de pin qui donnent la couleur, et aucune pièce ne ressemble à une autre. Le vase d’une seule fleur, par Horie Satsuki. Voir la pièce (229 €).
Le vase « cendres bleu-noir » d’Arakawa Akira
Trois jours et trois nuits de four à bois : sur une face, la cendre de pin a fondu en une nappe bleu-noir, rare même en cuisson au bois ; sur l’autre, une couleur de flamme douce. Un cylindre droit qui reçoit les fleurs sans contrainte, signé au fond par Arakawa Akira. Voir la pièce (339 €).
Le vase de Shigaraki, œuvre n° 20, d’Imai Shihō
Un grès granuleux, semé de grains de feldspath qui blanchissent à la cuisson, aux tons chauds du sable au roux. Livré dans sa boîte de bois, pour une fleur ou deux, par un potier qui ne se montre que par ses pièces, Imai Shihō. Voir la pièce (359 €).
Le bol à mijoté de Fukuda Yoshinori
Pour les premiers invités : un camélia et un martin-pêcheur posés sur la porcelaine blanche, aux émaux épais et transparents du Kutani classique. Le bol de service qui tient le centre de la table, peint par Fukuda Yoshinori. Voir la pièce (329 €).
Pour un mariage
Le cadeau de mariage japonais par excellence est la paire de bols de couple, les « meoto-jawan » : le plus grand pour l’un, le plus petit pour l’autre. Viennent ensuite les services et les coffrets qui garnissent la table du premier repas à deux.
La paire de bols indigo et rouge de Shōmura Ken
Un bol indigo, un bol rouge, dont la glaçure se fond en nuances d’aurore boréale ; le bol indigo est un peu plus grand que le rouge, comme le veut la paire de couple. Une pièce d’artiste d’Arita, dans son coffret de bois. Voir la pièce (239 €).
La paire de bols à riz du four Konishi Tōko
Deux bols de grès nu, façonnés à la main à Imbe et cuits sans émail, qui se polissent au fil des repas et prennent des reflets bruns et roux propres à chaque pièce. Le cadeau qui vieillit avec le couple, par le four Konishi Tōko. Voir la pièce (239 €).
Le bol laqué « Kaikō » de Tōhachiya
« Le bol que tout le monde aime » : rond, mince, léger, il se loge dans les deux mains et reçoit le riz, la soupe ou n’importe quel plat. Une laque de Wajima au sens plein, bois tourné et couches de fond armées de terre de diatomées, par la maison Tōhachiya. Voir la pièce (399 €).
Pour quelqu’un qui a déjà tout
Restent les pièces uniques et les œuvres numérotées : ce que personne d’autre n’aura.
La bouilloire « hishi arare » de l’atelier Washū
Quatre losanges assemblés en fleur sur toute la panse, et une anse et un bouton en bois, une rareté dans l’histoire du tetsubin : on verse sans manique. Coulée à la main à Hiraizumi par l’atelier Washū, compatible induction. Voir la pièce (609 €).
Le grand vase de Shigaraki, œuvre n° 5, d’Imai Shihō
Vingt-cinq centimètres, cinquième d’une série d’œuvres numérotées : grains de quartz visibles, couleur de feu du rose orangé au rouge brique, cendre déposée du côté qui faisait face aux flammes. Pour une seule branche, dans sa boîte de bois. Par Imai Shihō. Voir la pièce (549 €).
La tasse à café yakishime-shino d’Arakawa Akira
Un shino rosi par la flamme du four à bois, dont les fines craquelures s’imprègnent peu à peu du café : au fil des ans, la tasse prend une patine que l’on ne peut pas reproduire. Livrée en coffret, par Arakawa Akira. Voir la pièce (369 €).
Un cadeau japonais traditionnel
Pour qui tient à la tradition, la laque et le bleu et blanc sont les deux valeurs sûres : des objets de table transmis depuis des siècles, dont les motifs portent un vœu.
Le bol « Sugiwan » de Wajima Kirimoto
Un bol de cèdre japonais laqué de noir, à la silhouette haute et juste, qui se cale dans la paume comme s’il avait été tourné pour elle. Pour la soupe comme pour le riz : « la laque dans la vie de tous les jours », la devise de la maison Wajima Kirimoto. Voir la pièce (349 €).
Le bol à soupe d’Echizen de Maruyama Kyūemon
Lèvre évasée comme une aile, brun-rouge translucide dehors, noir dedans : le bol à soupe de Kawada, le village de la laque d’Echizen, laqué à la main par une maison fournisseur de la Maison impériale, Maruyama Kyūemon. Léger, il ne brûle pas les doigts. Voir la pièce (259 €).
La boîte « cocon » du four Fukusen
Pin, bambou et prunier peints au cobalt, le trio de la longévité, sur une boîte couverte en forme de cocon dont le couvercle se retourne en petit plateau. Bleu et blanc d’Arita par le four Fukusen : un cadeau de vœux qui sert ensuite à table. Voir la pièce (249 €).
Selon votre budget
- Moins de 250 € : la kyusu « algues » de Gyokkō II (199 €), la coupe « Voie lactée » (199 €), la petite boîte « chrysanthèmes en brocart » du four Kōraku (219 €), les deux paires de bols de couple (239 €), le bol à matcha shino en coffret de paulownia (249 €).
- De 250 à 400 € : les bouilloires en fonte d’Oiharu et de Kūkan Chūzō (339 €), les bols laqués de Wajima et d’Echizen, la kyusu noire striée de Fūgetsu (299 €), le coffret de cinq assiettes « fraises » de Hirano Yoshika (389 €).
- Plus de 400 € : la théière-bouilloire « Swallow pot » d’Oitomi (409 €), la kyusu « cerisiers dorés » de Seihō (419 €), et les pièces uniques présentées plus haut.
Toutes les pièces à offrir
Comment le cadeau arrive
Chaque pièce est commandée à son atelier au Japon après votre règlement, emballée pour l’export et expédiée en envoi suivi : comptez 7 à 12 jours ouvrés. Le prix comprend le transport et les droits de douane, la personne qui reçoit le colis n’a rien à régler. Une pièce arrivée cassée est remplacée ou remboursée sur photos, sans frais. Les détails sont sur la page livraison et retours.
Pour aller plus loin : toutes nos céramiques du Japon classées par four, l’index des ateliers, nos guides pour reconnaître une porcelaine de Kutani, une kyusu de Tokoname ou une laque de Wajima, et le sommaire de toutes nos idées de cadeaux.































