Konishi Tōzō
- Nom japonais
- 小西陶藏
- Région
- Imbe, Bizen, Okayama (grès de Bizen)
- Fondation
- né en 1947 ; 1re sélection 1971 ; four familial fondé en 1926
- Technique
- Grès de Bizen cuit au pin rouge ; sangiri de la maison Tōko ; bien culturel immatériel de la ville de Bizen (2013)
Konishi Tōzō (小西陶藏) est né en 1947 à Imbe (伊部), le village des fours de Bizen, dans la préfecture d’Okayama. Petit-fils du premier Konishi Tōko, fondateur du four familial, il en supervise aujourd’hui la production tout en poursuivant une œuvre personnelle signée de son nom. La ville de Bizen l’a inscrit en 2013, dans la toute première promotion, parmi ses détenteurs de bien culturel immatériel.
Petit-fils du « Tōko des sangiri »
Le premier Tōko, Konishi Tōichirō (小西陶一郎, 1899-1954), était lui-même petit-fils de Nagami Tōraku (永見陶楽), maître des pièces sculptées du début de Meiji. Il ouvre son four en 1926 et met au point, avec des confrères, un procédé pour provoquer à volonté le sangiri (桟切), cette plage gris-bleu qui n’était jusque-là qu’un hasard du feu ; on l’appellera « le Tōko des sangiri » et « le Tōko des pièces ciselées ». Sa seconde fille Konishi Mitsue (小西光江, née en 1927) prend la suite et fait cuire dans l’un des plus grands fours traditionnels d’Imbe. Tōzō représente la troisième génération.
Cinquante ans d’expositions
Tōzō expose dès 1971 à la 18e Exposition des métiers d’art traditionnels du Japon et devient membre titulaire de l’association organisatrice en 1974. Suivent le prix du ministre de l’Éducation à la 4e Exposition internationale de céramique Chūnichi (1976), le prix Kaneshige Tōyō, du nom du grand maître de Bizen (金重陶陽, 1988), le prix d’encouragement culturel de la préfecture d’Okayama (2003) et le prix du journal Sanyō (2012). Il expose en solo au Daimaru d’Okayama depuis 1980 et, tous les trois ans depuis 1992, au Mitsukoshi de Nihonbashi, à Tokyo. En 1997, il figure dans l’exposition « Bizen, mille ans de beauté traditionnelle » au Musée national de céramique, en France.
Le style
« Je veux faire vivre une terre chargée de tradition et mettre dans la forme l’époque où je vis ; plus tard, revenir avec cette sensibilité au monde de la céramique de thé », dit-il. Ses pièces sont cuites au four à bois du Tōko, au pin rouge exclusivement, et portent les marques du feu du grès non émaillé de Bizen : hidasuki (緋襷), traces rouges de la paille ; goma (胡麻), semis de cendres fondues ; sangiri de la maison ; yōhen (窯変), la somme des accidents de cuisson. Coupes et flacons à saké, bols à thé, vases : Tōzō travaille les formes de l’usage, avec la précision de finition que les amateurs associent au nom Tōko.
Reconnaître et entretenir
Une pièce de Tōzō est vendue sous son nom d’artiste, distinct des pièces courantes du four, qui portent celui de Konishi Tōko. Le grès de Bizen se lave à l’eau et à l’éponge douce, sans détergent agressif, et se sèche soigneusement ; à l’usage, sa surface se patine et s’assombrit légèrement.