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Fonderie Oiharu (Nambu Hōseidō)

Nom japonais
及春鋳造所
Région
Mizusawa, Ōshū, préfecture d'Iwate
Fondation
Fondée en 1952
Technique
Fonte de Nambu : tetsubin, théières, cloches à vent

La fonderie Oiharu (及春鋳造所, Oiharu chūzōsho) est installée à Mizusawa, dans la ville d’Ōshū, préfecture d’Iwate, au nord du Japon. Fondée en 1952 sous l’enseigne Nambu Hōseidō, elle est aujourd’hui l’un des ateliers les plus productifs de la fonte de Nambu : bouilloires tetsubin, théières en fonte et cloches à vent sortent de ses moules pour le Japon et l’exportation, sans que le savoir-faire manuel ait été abandonné.

Mizusawa, berceau de la fonte du Nord

La fonte de Mizusawa remonte à la fin de l’époque de Heian. Au XIIe siècle, Fujiwara no Kiyohira, seigneur de Hiraizumi, fait venir de la province d’Ōmi des fondeurs pour couler des objets bouddhiques, puis des marmites et des outils agricoles. La région avait tout ce qu’il fallait : du sable ferrugineux dans les monts Kitakami, du sable de rivière et de l’argile pour les moules, du charbon de bois pour les fours, et la rivière Kitakami pour le transport. Neuf siècles plus tard, Mizusawa et Morioka forment les deux pôles de ce que l’on appelle « Nambu tekki », reconnu produit d’artisanat traditionnel par l’État japonais en 1975.

Ce qu’est un tetsubin

La bouilloire tetsubin naît vers 1750, quand le thé sencha se répand : on ajoute un bec et une anse à la bouilloire de cérémonie, et l’objet devient l’ustensile du quotidien. L’eau bouillie dans la fonte est plus ronde en bouche, et le fer diffusé en très petite quantité est assimilable par l’organisme, ce qui fait du tetsubin, au Japon, un objet de santé autant que de cuisine. Chez Oiharu, les modèles classiques portent le motif « arare », ces petites protubérances régulières qui augmentent la surface de chauffe, et la forme « ubaguchi », au col resserré qui garde la chaleur.

La fabrication

Chaque pièce demande un moule en sable façonné à la main, une coulée à plus de 1 400 °C, puis une longue finition : ébarbage, cuisson à haute température qui forme une couche d’oxyde protectrice à l’intérieur, laque de protection à l’extérieur, montage de l’anse. Les tetsubin de la fonderie sont compatibles avec les plaques à induction et le gaz.

Entretien

Un tetsubin n’est jamais lavé au savon et n’est pas émaillé à l’intérieur. Après usage, on le vide et on le laisse sécher couvercle ouvert, sur la chaleur résiduelle. Un dépôt blanc de calcaire se forme avec le temps : il est souhaitable, il protège le métal et arrondit encore le goût de l’eau. Une trace de rouille n’est pas un défaut ; elle disparaît en faisant bouillir quelques feuilles de thé vert.