Skip to content

Imai Shihō (Shigaraki)

Nom japonais
今井紫峯
Région
Shigaraki, Kōka, Shiga
Fondation
inconnue — aucune biographie publiée ; connu par ses vases (花入), boîtes à encens (香合) et pots à eau (水指) ; distribué par Setomonoya Misaden (Tōkamachi, Niigata) et Kutaniya (graphie 今井紫峰)
Technique
Grès de Shigaraki cuit au bois : argile du lac Biwa à grains de feldspath/quartz, hi-iro, glaçure naturelle de cendres (bidoro), koge ; vases 19-25 cm en boîte de bois

Imai Shihō (今井紫峯) est potier de Shigaraki, dans la préfecture de Shiga, l’un des six anciens fours du Japon. C’est un artisan discret : aucune biographie n’est publiée, et l’on ne connaît son travail que par ses pièces, des vases (花入) surtout, mais aussi des boîtes à encens (香合) et des pots à eau fraîche (水指) pour le thé, qui circulent chez les marchands spécialisés et dans les ventes de collectionneurs. Ses vases sont livrés en boîte de bois et diffusés notamment par Setomonoya Misaden, une maison de Tōkamachi (Niigata) née comme boutique de vaisselle il y a plus de soixante-dix ans.

Shigaraki, six anciens fours

Shigaraki, aujourd’hui dans la ville de Kōka, cuit des jarres et des pots depuis la fin de l’époque de Kamakura, quand les techniques du four-tunnel (anagama) y arrivent de Tokoname. À partir des époques Muromachi et Momoyama, les maîtres de thé prennent goût à ces grès rustiques : le « Shigaraki du thé » (茶陶信楽) devient une référence du wabi. L’État japonais reconnaît le Shigaraki comme produit d’artisanat traditionnel en 1976, et les six anciens fours sont inscrits au Patrimoine japonais en 2017. Le tanuki en céramique qui garde l’entrée des restaurants n’en est que la face populaire.

La terre et le feu

Tout vient de l’argile des anciennes couches du lac Biwa, chargée de grains de quartz et de feldspath qui restent visibles, blancs, à la surface du grès et lui donnent son grain. Cuit au four à bois (anagama ou four à gradins), le tesson prend le « hi-iro », cette couleur de feu qui va du rose orangé au rouge brique ; la cendre de bois se dépose et fond en glaçure naturelle, parfois vitrifiée en coulées vert d’eau (« bidoro ») ; là où les braises ont touché la pièce apparaît le « koge », une brûlure sombre. Rien de tout cela n’est peint : c’est la place dans le four et la conduite du feu qui décident.

Reconnaître une pièce

Un vase de Shigaraki se reconnaît à sa terre rugueuse piquée de grains blancs, à ses plages de hi-iro et aux dépôts de cendre concentrés d’un côté, celui qui faisait face au feu. Les vases d’Imai Shihō que nous proposons mesurent de vingt à vingt-cinq centimètres de haut pour douze à quatorze de large, et sont accompagnés de leur boîte de bois.

Usage et entretien

Ces vases sont faits pour l’eau et les fleurs : une branche, une tige, à la manière du chabana des salons de thé. Le grès de Shigaraki est réputé solide, mais il reste poreux : videz et rincez le vase après usage, laissez-le sécher ouvert, et posez-le sur un dessous si le meuble craint l’humidité. Pas de détergent agressif, pas de lave-vaisselle.