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Four Konishi Tōko

Nom japonais
小西陶古
Région
Imbe 640, Bizen, Okayama (grès de Bizen)
Fondation
1926
Technique
Grès de Bizen non émaillé, four ranma/noborigama au pin rouge exclusivement ; sangiri provoqué au charbon (procédé du fondateur) ; pièces ciselées

Le four Konishi Tōko (小西陶古) se trouve à Imbe (伊部), à quelques minutes à pied de la gare, dans la ville de Bizen, préfecture d’Okayama. Fondé en 1926 par le premier Konishi Tōko, il est aujourd’hui conduit par son petit-fils Konishi Tōzō (小西陶藏) et se définit par une règle simple : la qualité plutôt que la quantité. Vases, ustensiles de thé, figurines et vaisselle en sortent, tous façonnés à la main.

Le sangiri apprivoisé

Konishi Tōichirō (小西陶一郎, 1899-1954), petit-fils de Nagami Tōraku (永見陶楽), maître des pièces sculptées du début de Meiji, prend le nom de Tōko et ouvre son four en 1926. Il excelle dans les saikumono, figurines et pièces ciselées de Bizen, et surtout il apprivoise le sangiri (桟切) : jusque-là, ces plages gris-bleu naissaient au hasard, par réduction dans le four. Le premier Tōko et ses associés fixent un procédé : jeter du charbon de bois dans le four avant de le sceller, pour provoquer la réduction à volonté. Le four en a gardé deux surnoms, « le Tōko des sangiri » et « le Tōko des pièces ciselées ».

Trois générations, un seul bois

Après lui, sa seconde fille Konishi Mitsue (小西光江, née en 1927) reprend le four et y cuit dans un ranma-gama, four traditionnel à chambres qui compte parmi les plus grands d’Imbe. Konishi Tōzō, petit-fils du fondateur, né en 1947, représente la troisième génération ; la ville de Bizen l’a désigné en 2013 détenteur de bien culturel immatériel. Le four brûle toujours du pin rouge exclusivement et conserve la cuisson au sangiri du fondateur ; tout y est façonné à la main, pour que le geste se transmette.

Reconnaître une pièce du four

Le grès de Bizen n’est pas émaillé : la couleur vient de l’argile hiyose d’Imbe et d’une cuisson au bois d’environ deux semaines à plus de 1 200 °C. Sur les pièces du Tōko, on cherchera d’abord le sangiri de la maison, mais aussi le hidasuki (緋襷), lignes rouges laissées par la paille ; le goma (胡麻), cendres de pin fondues en gouttelettes ; et le yōhen (窯変), l’ensemble des variations du feu qui rendent chaque pièce unique. Deux signatures coexistent : les pièces du four, sous le nom Konishi Tōko, et les œuvres personnelles de Tōzō, sous le sien. Bols à riz, tasses, coupes à saké : la vaisselle du four est faite pour la table de tous les jours.

Usage et entretien

Lavage à l’eau, à la main, avec une éponge douce ; évitez les détergents forts, que le tesson non émaillé pourrait retenir, et séchez complètement avant de ranger. Avec le temps, le thé et le saké foncent la surface et lui donnent son lustre : la patine que recherchent les amateurs de Bizen.