Gyokkō II — Umehara Hirotaka (Tokoname)
- Nom japonais
- 二代目玉光(梅原廣隆)/玉光陶園
- Région
- Tokoname, Aichi
- Fondation
- 1961 (Gyokkō Tōen, par Umehara Harutaka) ; 2e génération depuis 1988 ; artisan traditionnel 1997
- Technique
- kyūsu tournés au tour, shudei/noir double cuisson/yakishime mokake, tobi-kanna, filtre céramique ceramesh intégré, couvercle ajusté
Gyokkō (玉光) est le nom d’atelier d’une lignée de potiers de Tokoname, dans la préfecture d’Aichi. Le premier Gyokkō, Umehara Harutaka (梅原晴隆), fonde le Gyokkō Tōen (玉光陶園) en 1961. Son fils aîné Umehara Hirotaka (梅原廣隆), né en 1946 dans le four familial, se forme auprès de lui et reprend le nom en 1988 comme deuxième Gyokkō ; il transforme la même année l’atelier en société. Certifié artisan traditionnel (dentō kōgeishi) par le ministère de l’Économie en 1997, il reçoit au printemps 2020 l’ordre du Trésor sacré, rayons d’argent (Zuihō tankō-shō). Depuis 2013, la direction est passée à la troisième génération, Umehara Yukitaka (梅原幸隆), lui aussi artisan traditionnel certifié.
Un atelier qui invente
Le Gyokkō Tōen fait tout sur place, en plus de quarante étapes, du tournage à la cuisson, avec une boutique attenante et des cours de poterie. Sa spécialité reste la théière en shudei (朱泥), l’argile rouge, mais le deuxième Gyokkō a mis au point ses propres terres, blanche (hakudei) et verte (ryokudei), et ses propres pigments, un noir obtenu par double cuisson sans colorant, et une théière « ouverte », sans couvercle, pensée pour infuser avec seulement trois choses : les feuilles, l’eau et le récipient.
Le tour et le filtre ceramesh
Chaque théière est tournée une par une au tour, avec un couvercle ajusté « comme nulle part ailleurs au monde », dit l’atelier ; corps et couvercle sont cuits ensemble pour un ajustement sans jeu qui garde la chaleur. La marque de fabrique de la maison est le filtre ceramesh (セラメッシュ), une passoire en céramique percée d’une multitude de trous fins, faisant corps avec la paroi, que l’atelier décrit comme un savoir-faire de haut niveau propre à Tokoname. On y pratique aussi le tobi-kanna, stries creusées à la lame sur le tour, et le mokake (藻掛け), où des algues laissent leurs traces rouges sur le grès brut.
Reconnaître une pièce de Gyokkō
Théière à poignée latérale de 150 à 300 ml le plus souvent, en shudei rouge, en noir ou en grès brut à motifs d’algues ; filtre céramique intégré au corps, couvercle qui tombe juste ; sceau 玉光, avec la mention « deuxième génération » sur les pièces du maître.
Usage et entretien
Le fer de l’argile arrondit les tanins du thé vert ; le ceramesh laisse passer le thé sans le moindre métal ni goût parasite, même avec peu d’eau. Il ne se retire pas : rincer à l’eau chaude, jamais de savon (le grès absorbe et restituerait l’odeur), dégager les feuilles à la brosse souple, sécher couvercle ôté. Pas de lave-vaisselle.