Qui aime le thé a sa théière sous les yeux chaque jour. C’est ce qui fait d’une pièce d’atelier le bon cadeau pour un amateur de thé : un bel objet, tenu en main chaque matin, signé d’un artisan dont on connaît le nom, parfois livré dans son coffret de bois. Chaque pièce est commandée à son atelier puis expédiée depuis le Japon en envoi suivi, port et droits de douane compris, sous sept à douze jours ouvrés.
Trois familles : pour offrir une théière, la kyusu est l’outil du thé vert japonais ; la bouilloire tetsubin en fonte améliore l’eau du thé ; et pour une idée de cadeau autour du thé qui sorte du sencha, une théière de grès cuite au bois ou un bol à matcha dans son coffret.
Une théière kyusu, pour le thé vert japonais
La kyusu se tient d’une main par son manche latéral ; son filtre en céramique retient les feuilles sans rien donner au goût. Argile, filtre, contenance : voir notre guide de la théière kyusu de Tokoname.
Kyusu plate « algues » de Gyokkō II, 180 cc
Une kyusu basse et large en grès yakishime, sans émail, marquée d’algues posées avant la cuisson, chacune laissant une trace différente. Format d’une tasse, pour qui boit seul son sencha à grandes feuilles. Signée du deuxième Gyokkō, artisan traditionnel certifié : 199 €.
Kyusu glaçure cendre de Fujita Tokuta, 160 cc
Une petite kyusu ronde en terre noire de Tokoname, voilée d’une glaçure de cendre sous laquelle le noir affleure ; la forme basse tient dans la paume. Pour qui prépare son thé avec soin, une tasse ou deux. Atelier Tokuta, 219 €.
Kyusu noire striée de Murakoshi Fūgetsu
Une kyusu noire et ronde, striée de fines lignes tracées avant cuisson, presque graphique, au filtre percé dans la paroi même. Compacte et bien équilibrée : la théière du sencha de chaque jour. Atelier Fūgetsu, 299 €.
Kyusu « cerisiers dorés » de Tsuzuki Takao, dit Seihō, 270 cc
Une kyusu en terre cuite nue, ornée de fleurs de cerisier dorées, que Seihō a conçue pour une main de femme : corps léger, prise naturelle, bec qui verse proprement. Le décor en fait un cadeau de fête. Atelier Seihō, 419 €.
Kyusu ronde tenmoku d’Umehara Shōji, dit Shōryū
Une kyusu ronde sous une glaçure tenmoku qu’aucun autre atelier ne reproduit, coiffée d’un couvercle « miyabi ». Légère en main, bec qui verse sans goutte : une kyusu de maître, pour le thé vert. Four Shōryū, 489 €.
Une bouilloire tetsubin, pour l’eau du thé
L’eau bouillie dans la fonte de Nambu est plus ronde en bouche ; trois des quatre modèles ci-dessous passent sur l’induction. Usage et entretien : notre guide du tetsubin en fonte de Nambu.
Tetsubin « arare » de la fonderie Oiharu, 1,2 L
Le modèle classique : panse à picots, col resserré qui garde la chaleur, intérieur ni émaillé ni peint, où l’eau se charge d’un peu de fer. Pour qui veut le tetsubin dans sa forme traditionnelle ; induction. Fonderie Oiharu, 339 €.
Tetsubin « Sayu » de Kūkan Chūzō, 1 L
Des lignes nues, sans motif, dessinées par Iwashimizu Hisao, designer devenu fondeur, pour rester sur la table. Pour l’eau chaude du matin, le thé ou le café ; induction. Kūkan Chūzō, 339 €.
Tetsubin « hishi arare » de l’atelier Washū, 1,25 L
Un tetsubin coulé entièrement à la main, au motif de losanges en fleur, dont l’anse et le bouton sont en bois : on le prend à main nue, une rareté. La pièce d’exception ; induction. Atelier Washū de Kanno Kazuaki, 609 €.
« Swallow pot » d’Oitomi, 0,6 L
Une hirondelle en fonte dessinée sous l’ère Shōwa, rééditée en 2020, Good Design Award 2021. Bouilloire et théière à la fois, bouton de couvercle en bois laqué qui reste tiède : pour qui veut un seul objet pour chauffer l’eau et infuser. Maison Oitomi, 409 €.
Théières de grès et bols de cérémonie
Théière de Bizen sangiri
Une théière en grès de Bizen, sans peinture ni émail, dont le gris-bleu presque métallique naît sous les braises, à l’abri de la flamme. Sobre, elle convient au thé comme au café, pour qui préfère la terre nue aux glaçures. 359 €.
Théière « Enbi » d’Inomata Masaaki, pièce unique
Un œuf de grès de Bizen cuit au bois, jamais émaillé, aux reflets changeants ; un seul exemplaire, celui-ci. L’anse à l’arrière se tient de la main gauche comme de la droite. Inomata Masaaki, artisan traditionnel certifié, 299 €.
Bol à matcha shino, coffret de paulownia
Un bol de thé blanc de shino, la glaçure épaisse et douce née à Mino pour les ustensiles du thé. Façonné à la main par Mizuno Teruyuki, dans le goût de Rosanjin, livré dans son coffret de paulownia. Pour qui bat son matcha : 249 €.
Tasse et soucoupe shino gravée d’Azuma Masayuki
Une tasse et sa large soucoupe en shino de Tajimi : facettes taillées dans la terre, glaçure blanche qui passe du laiteux au roux sur les arêtes. Pour le café du matin comme pour le thé. Azuma Masayuki, 299 €.
Selon votre budget
- Moins de 250 € : kyusu « algues » (199 €), kyusu glaçure cendre (219 €), bol à matcha (249 €).
- De 250 à 400 € : kyusu noire striée (299 €), théière « Enbi » (299 €), tasse shino (299 €), tetsubin « arare » (339 €), tetsubin « Sayu » (339 €), théière sangiri (359 €).
- Plus de 400 € : « Swallow pot » (409 €), kyusu « cerisiers dorés » (419 €), kyusu tenmoku (489 €), tetsubin « hishi arare » (609 €).
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