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Hirano Yoshika (Kutani)

Nom japonais
平野由佳
Région
Ishikawa (Kutani)
Fondation
née en 1957 ; élève de Yamada Yoshiaki (1997) ; Institut de technique du Kutani (1998) ; artisan traditionnel (décoration) 2008
Technique
Kutani polychrome sur couverte, cinq couleurs, motifs de fleurs et fruits sauvages (fraises, framboises, cerisiers)

Hirano Yoshika (平野由佳) est peintre sur porcelaine dans la préfecture d’Ishikawa, au pays de Kutani. Née en 1957 dans cette même préfecture, elle vient tard à la porcelaine : c’est en 1997 qu’elle entre auprès de Yamada Yoshiaki, l’un des maîtres du ko-Kutani contemporain, et en 1998 qu’elle achève la formation de l’Institut de technique du Kutani d’Ishikawa. Dix ans plus tard, en 2008, elle est reconnue artisan traditionnel de Kutani pour la décoration, après son admission comme membre titulaire de l’Association japonaise des arts et métiers (Nihon Kōgeikai) en 2007.

Une école du regard

Son maître, Yamada Yoshiaki, né en 1948 à Terai, est connu pour avoir renouvelé les cinq couleurs traditionnelles de Kutani par une palette fraîche et un dessin d’une grande précision, jusqu’à fournir la Maison impériale. Hirano Yoshika en retient l’exigence du trait, mais choisit ses sujets dans l’herbe des chemins. « La grâce et la simplicité des fleurs des champs me font tendre la main malgré moi », écrit-elle : cerisiers, framboises sauvages, clématites, camélias, vigne de montagne reviennent de pièce en pièce. Ses envois à l’Exposition des arts et métiers traditionnels du Japon, ses prix techniques à l’exposition du Kutani traditionnel (2009, 2011) et le grand prix du salon de la ville de Mattō (2004) jalonnent ce parcours.

Style et technique

Elle travaille dans la tradition du Kutani polychrome : décor peint à la main sur la couverte, puis cuit à basse température pour fixer les émaux. Les cinq couleurs classiques, rouge, vert, jaune, violet et bleu sombre, sont posées avec minutie sur un blanc laissé largement visible, ce qui donne à ses fruits et à ses fleurs un air d’aquarelle ancienne. Ses séries de petites assiettes aux fraises, vendues par cinq, sont devenues sa pièce la plus connue : un motif de jardin, traité avec un sérieux d’herbier.

Reconnaître une pièce

Le motif n’est jamais tout à fait identique d’une assiette à l’autre : placement des fruits, épaisseur du rouge, nuance du vert varient, et les boutiques japonaises préviennent que la pièce reçue diffère légèrement de la photographie. C’est la marque d’un décor à la main, pas un défaut. Les séries sont livrées en coffret.

Usage et entretien

Assiettes à dessert, bols à thé, tasses à café : ce sont des pièces d’usage. Les émaux sur couverte demandent cependant un lavage à la main à l’éponge douce ; les vendeurs japonais ne garantissent ni le lave-vaisselle ni le micro-ondes. Évitez de superposer les assiettes sans intercalaire, le décor en relief pourrait s’user au frottement.