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Ishida Ikuo (Bizen)
- Nom japonais
- 石田育男
- Région
- Imbe, Bizen, Okayama (Bizen-yaki)
- Fondation
- né le 3 août 1966 ; Centre de céramique de Bizen 1983 ; Inbe Tōgei ; indépendant et premier four 2005 ; Chūgoku-ten 1986/1988/1998 ; ken-ten Okayama 1987-2001 (prix d'encouragement 1989, prix préfectoral 1999)
- Technique
- Grès de Bizen non émaillé : ki-goma, goma-dare, botamochi, hidasuki, sangiri, hai-kaburi, plats tataki ; vase « Hana » (diam. 19 cm, h 22 cm, 2 kg)
Ishida Ikuo (石田育男) est potier de Bizen à Imbe (伊部), le village des fours de la ville de Bizen, dans la préfecture d’Okayama. Né le 3 août 1966, il termine en 1983 la formation du Centre de céramique de Bizen (備前陶芸センター), puis travaille de longues années au sein de l’entreprise Inbe Tōgei avant d’ouvrir son propre atelier : en 2005, il sort sa première fournée en indépendant. Il produit des vases, des bouteilles à saké, des coupes et de la vaisselle dans la tradition du grès non émaillé.
Vingt ans de concours avant l’atelier
Ses pièces sont retenues à l’exposition d’artisanat traditionnel japonais de la région Chūgoku dès 1986 et 1988, puis en 1998 avec une jarre de Bizen (備前壺) inscrite au registre de l’Association japonaise des métiers d’art (Nihon Kōgeikai). À l’exposition préfectorale d’Okayama, il est sélectionné sans interruption de 1987 à 2001, avec le prix d’encouragement en 1989 et le prix de la préfecture en 1999.
Le vocabulaire des flammes
Le Bizen ne connaît ni glaçure ni décor peint : la couleur naît dans le four, au contact du bois de pin brûlé pendant près de deux semaines. Les pièces d’Ishida Ikuo montrent toute la gamme de ces « paysages de cuisson ». Le goma, cendre fondue en grains de sésame, devient ki-goma quand il tire vers le jaune et goma-dare quand il coule le long de la panse. Le botamochi est le disque rouge laissé sur un plat par un bol posé dessus pendant la cuisson ; le hidasuki, les lignes écarlates de la paille ; le sangiri, la zone gris-bleu enfouie dans la braise ; le hai-kaburi, le voile de cendre. L’artisan pratique aussi le tataki, où la terre est battue à la palette pour former des plats carrés.
Reconnaître une pièce
Le vase « Hana » que nous proposons est une pièce au centre de gravité bas, d’environ 19 cm de diamètre pour 22 cm de haut et 2 kg, à l’ouverture étroite de 6,5 cm ; le goma-dare et le ki-goma s’y déploient de la lèvre à l’épaule, en contraste avec le brun de la terre. Chaque objet porte le sceau de l’artisan (tōin) imprimé dans l’argile. Deux pièces d’un même modèle n’auront jamais les mêmes marques.
Usage et entretien
Un vase de Bizen conserve l’eau des fleurs plus limpide qu’un vase de verre ou de porcelaine, dit-on à Imbe. Rincez à l’eau claire et laissez sécher à l’air, sans détergent agressif. Pour les bouteilles et les coupes à saké, le grès non émaillé arrondit le goût de l’alcool et prend, à l’usage, un lustre profond : ces pièces sont faites pour servir tous les jours.
